Description
Lettre autographe à Victor Hugo, signée, dans laquelle Courbet évoque les diverses persécutions qu’il a subies. Il lui demande l’autorisation de peindre son portrait.
Cette acquisition, prévue entre mars et juin 2026, d’un montant total de 14 400 €, permettra de préserver un document exceptionnel, échangé entre 2 personnalités hors normes de la scène artistique, littéraire et intellectuelle du XIXe siècle. Celle-ci complèterait les fonds importants de manuscrits autographes de Gustave Courbet conservés dans les collections publiques en France ou privées. Actuellement, aucune des lettres échangées entre Courbet et Hugo n’est aujourd’hui conservée dans une collection publique.
Certains diront que les mots que l’on peut lire dans la lettre à Victor Hugo, datée du 28 novembre 1864 et écrite à Salins, sont fort exagérés. Ils n’en demeurent pas moins ceux de Gustave Courbet : insistants, féroces, montagnards, comme il le dit dès la première phase, et plus encore dans la seconde : « On pourra mettre hardiment sur ma tombe, comme le dit l’Ami Buchon : Courbet sans courbettes ! ». Il cria fort, c’est certain, mais quelques-unes de ses affirmations laissent à penser que l’exagération venait parfois entacher la droiture de sa marche !


